Huit élèves
Une classe tient autour d'une table. L'enseignant voit chacun travailler, reprend au bon moment, et personne ne se cache au fond de la salle.
L'institut
JIKKÉ Institut accueille les collégiens d'Orléans le samedi, dans un cadre calme et tenu. On y vient pour travailler — et l'on y est attendu, connu, suivi d'une semaine à l'autre.
L'institut considère les identités française, ouest-africaine et musulmane de ses élèves comme une seule et même richesse. Rien n'y est mis de côté ; tout y est mis en ordre.

La pédagogie
Deux mots qui ne s'opposent pas. On demande beaucoup aux élèves parce qu'on les en croit capables, et on les accompagne pour qu'ils y arrivent.
Une classe tient autour d'une table. L'enseignant voit chacun travailler, reprend au bon moment, et personne ne se cache au fond de la salle.
On explique, puis on demande d'expliquer à son tour. Les questions sont attendues, y compris celles qui dérangent : c'est ainsi que se forme l'esprit critique.
Ce qui se travaille le samedi se prolonge à la maison. Les parents savent ce qui a été vu, ce qui est attendu, et où en est leur enfant.

Le symbole
Le baobab met des décennies à s'élever. La graine, elle, tient dans une main.
C'est l'image que l'institut a choisie du savoir : petit à recevoir, long à faire croître, immense une fois enraciné. Ce que l'on transmet aujourd'hui à un élève de sixième ne se verra pas cette année.
Il se verra plus tard, et ailleurs.
L'évaluation
Il n'y a pas de note à l'institut, et pas de rang. Chaque notion est simplement située sur trois degrés, et l'élève sait où il en est.
La notion a été vue, elle n'est pas encore stable. On y revient.
L'élève sait faire seul, dans le cadre où la notion a été apprise.
L'élève réemploie la notion ailleurs, et sait l'expliquer à un camarade.
Les familles reçoivent un point d'étape à mi-parcours et en fin d'année.
Les places sont attribuées dans l’ordre des demandes reçues. Vous serez recontacté sous quarante-huit heures.
Puisse ton action être comparable à la graine de baobab.